AccueilNous joindrePage réservée aux administrateursCarrières

Conférences du premier vendredi

présente


Changements Neurobiologiques liés à la Thérapie Cognitivo-comportementale : Comment la Neuroscience Mènera à de Meilleurs Traitements


Conférencière : Jeanne Talbot, Ph.D.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est la psychothérapie la plus courante et la plus étudiée. L’efficacité de la TCC pour traiter les troubles anxieux et de l’humeur a été solidement démontrée. Et, plus important encore dans notre système surchargé de soins de santé mentale, de récentes études sur les modèles économiques ont confirmé l’excellent rapport coût-efficacité de ce traitement. Cette présentation portera donc sur les derniers progrès en neurobiologie qui pourraient rehausser davantage l’efficacité de la TCC. En effet, étant donné le bourgeonnement de la neuroscience, on comprend mieux les changements neurologiques qui sous-tendent plusieurs défaillances psychologiques, ainsi que les modifications neurobiologiques liées à la TCC visant l’anxiété et la dépression. En parallèle, des études réalisées au moyen de l’imagerie fonctionnelle et structurelle se sont intéressées aux groupes de gens qui pourraient bénéficier le plus de la TCC. On sait d’ailleurs que les patients dépressifs qui ne réagissent pas à la TCC sont plus susceptibles de présenter une activité métabolique accrue dans la région du corps calleux antérieur. Des études sur l’extinction et la reconsolidation des traces mnésiques de la peur menées sur des animaux ont ouvert des pistes d’exploration quant aux façons d’améliorer l’efficacité de la thérapie d’exposition, un volet clé de la TCC. Les récepteurs N-méthyle-D-aspartate sont essentiels à la plasticité synaptique liée à l’apprentissage au niveau de l’amygdale et de l’hippocampe; conséquemment, on s’intéresse grandement aux médicaments qui ciblent ces récepteurs pour accroître la capacité de l’apprentissage dépendant de l’amygdale et de l’hippocampe. Des études sur des animaux qui ont porté sur le paradigme de l’incapacité apprise associé à la dépression suggèrent en outre que l’activation comportementale — laquelle est cruciale en TCC visant la dépression — est aussi efficace qu’une thérapie pharmacologique pour traiter la dépression.

La conférencière :

La Dre Talbot a obtenu son doctorat (Ph.D.) en neuroscience à l’Université de Montréal, puis a complété sa formation en psychiatrie à l’Université McGill. Elle a intégré l’équipe de l’Institut de recherche en santé mentale de l’Université d’Ottawa en 2009. La Dre Talbot est professeure adjointe et chef de la formation en thérapie cognitivo-comportementale au département de psychiatrie de l’Université d’Ottawa. Thérapeute agréée par l’Academy of Cognitive Therapy et chargée de cours à l’unité cognitivo-comportementale du Centre universitaire de santé McGill, elle a étudié aux côtés du Dr J. McCullough, père du « Cognitive Behavioral Analysis System of Psychotherapy » (CBASP), un modèle de psychothérapie spécifiquement destiné aux personnes souffrant de dépression chronique.


Le 4 juin 2010
12 h : dîner léger
12 h 30 à 13 h 30 : conférence

Cette activité est financée par une subvention éducative non affectée offerte par AstraZeneca.

Conférence du premier vendredi
Centre de santé mentale Royal Ottawa
Auditorium des associés en psychiatrie
1145, avenue Carling, salle 1410
Cette conférence est une activité pédagogique de groupe telle que définie par le programme de maintien du certificat du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

Le dîner sera offert aux personnes qui ont réservé leur place et qui assistent à la conférence. Prière de joindre Marilyn Prince à marilyn.prince@rohcg.on.ca d’ici le

1er juin 2010 (ou composer le 613-722-6521, poste 6551).

Objectifs d’apprentissage :

Les participants pourront :

  • Résumer les études de neuro-imagerie sur les prédicteurs de réaction à la TCC

  • Passer en revue les études cliniques sur la thérapie d’exposition avec agoniste NMDA

  • Discuter de la façon dont les corrélations neuronales entre l’incapacité apprise et la dépression ont un lien avec la pertinence des interventions comportementales pour traiter la dépression