Psychiatrie judiciaire
Dr Paul Fedoroff et l'unité de recherche en psychiatrie judiciaire
En 2005, la clinique des comportements sexuels de l’ancien Hôpital Royal Ottawa et l’unité de recherche en psychiatrie judiciaire de l’Institut de recherche en santé mentale (IRSM), laquelle est dirigée par le Dr Paul Fedoroff, ont été les hôtes de l’assemblée annuelle de l’Académie internationale de recherche sur la sexualité, un événement qui a attiré à Ottawa les plus grands chercheurs au monde dans le domaine des troubles de la sexualité. Travaillant en collaboration étroite avec la division de psychiatrie judiciaire des Services de santé Royal Ottawa (SSRO) dirigée par le Dr John Bradford, cette unité de recherche a reçu nombre de chercheurs du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Amérique du Sud, lesquels ont tous voulu connaître le secret de la réussite de l’unité de recherche et de son pendant clinique, le programme de psychiatrie judiciaire. L’unité peut sans conteste attribuer son succès à son engagement envers les soins cliniques, l’éducation et l’innovation dans la recherche. Un autre élément à souligner est l’intérêt que portent les chercheurs à l’égard des populations plus vulnérables et trop souvent négligées, notamment les hommes et les femmes souffrant d’une déficience intellectuelle.
À la suite d’une récente étude financée en partie par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l’unité de recherche en psychiatrie judiciaire de l’IRSM a découvert que les outils d’évaluation normalement utilisés pour mesurer les risques de récidive chez les hommes ayant commis des agressions sexuelles pourraient ne pas s’appliquer chez les contrevenants affichant un retard du développement. Ce phénomène serait dû au fait que les éléments associés aux risques chez les hommes d’intelligence dite normale n’auraient pas la même portée chez ceux souffrant d’une déficience intellectuelle.
Les gens croient souvent que les programmes cliniques visant l’évaluation et le traitement des personnes accusées de crimes sexuels sont empreints de désespoir. Il s’agit là d’une fausse perception; en vérité, la clinique des comportements sexuels des SSRO traite des hommes qui sont eux-mêmes victimes de profondes déficiences intellectuelles et psychiques, et qui ont donc besoin d’espoir. Bien que cela ne diminue aucunement la gravité des préjudices qu’ils ont causés, il est important de noter que les projets de recherche tels ceux menés ici permettront un jour de reconnaître les hommes et les femmes qui risquent de commettre des agressions sexuelles et de leur offrir des traitements avant qu’ils ne causent du tort à autrui. C’est en partie grâce aux progrès réalisés dans le domaine de l’évaluation et des traitements que la fréquence des agressions sexuelles est à la baisse et que le taux de récidive chez les délinquants sexuels n’atteint à peine que 15 %. Les projets de recherche à venir tenteront de réduire davantage ce taux.
| Pour en savoir davantage sur l’unité de recherche en psychiatrie judiciaire de l’IRSM de l’Université d’Ottawa, prière de communiquer avec Susan Curry, coordonnatrice de la recherche, en composant le 613-722-6521, poste 6359, ou en écrivant à . |
| Pour connaître les projets de recherche auxquels le public est invité à participer, prière de visiter la page sur la participation aux études. |